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Sages-femmes : un déficit d’un million de professionnelles menace des millions de vies d’ici 2035

D’ici 2035, le monde aura besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour éviter plus de 4 millions de décès chaque année. Ce constat alarmant, rappelé à l’occasion de la Journée internationale de la sage-femme, met en lumière l’urgence d’investir massivement dans la formation et le déploiement de ces professionnelles de santé, notamment en République démocratique du Congo.

Véritables « gardiennes de la vie », les sages-femmes jouent un rôle déterminant dans la réduction de la mortalité maternelle et néonatale.

Leur présence lors de l’accouchement augmente considérablement les chances de survie des mères et des nouveau-nés, en particulier dans les zones fragiles ou en situation de crise, où elles sont souvent les premières, voire les seules, à fournir des soins essentiels.

En Afrique, qui concentre près de la moitié du déficit mondial en sages-femmes, les défis restent considérables. Les taux de mortalité maternelle y figurent parmi les plus élevés au monde, ce qui souligne la nécessité d’un investissement accru dans ce personnel de santé, majoritairement féminin.

Les sages-femmes disposent pourtant des compétences nécessaires pour couvrir un large éventail de services en santé sexuelle et reproductive : planification familiale, suivi de grossesse, accouchements assistés, soins postnataux, mais aussi sensibilisation à la nutrition et dépistage de maladies, dont certains cancers.

Au-delà de l’enjeu sanitaire, investir dans les soins obstétricaux représente également un levier économique majeur. Chaque dollar investi peut générer jusqu’à 16 dollars de retombées socio-économiques, faisant des sages-femmes un pilier du développement durable.

À travers des initiatives telles que la coalition Midwifery Accelerator, le Fonds des Nations Unies pour la population accompagne plusieurs pays, dont la RDC, dans le renforcement des systèmes de santé maternelle.

Dans ce contexte, Diene Keita insiste sur la nécessité de valoriser ce métier, en garantissant une rémunération équitable, de meilleures perspectives de carrière et des conditions de travail dignes. Elle appelle également à l’intégration de technologies innovantes pour améliorer la qualité des soins.

« Les sages-femmes autonomes offrent des soins qui sauvent et améliorent des vies. Il est impératif de les soutenir et de renforcer leur rôle au sein des systèmes de santé », a-t-elle déclaré.

En cette journée dédiée, les acteurs de la santé lancent un appel à un engagement collectif afin de soutenir ces professionnelles essentielles et garantir un avenir plus sûr et plus équitable pour les femmes et leurs enfants.

 

Rédaction

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