Le gouvernement congolais, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), a lancé une campagne de plaidoyer visant à impliquer les chefs coutumiers dans la réussite du Deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2).
Cette initiative a été annoncée en marge du premier Forum national des affaires coutumières, qui a réuni plus de 400 chefs traditionnels venus des 26 provinces du pays.
À travers cette rencontre stratégique, les autorités congolaises et leurs partenaires ont sensibilisé ces leaders traditionnels à leur rôle crucial dans la mobilisation des communautés. Leur implication est jugée essentielle pour favoriser l’adhésion des populations et garantir le bon déroulement de cette opération d’envergure nationale.

Le RGPH2 représente un tournant historique pour la RDC. Le dernier recensement scientifique du pays remonte en effet à 1984. Plus de quarante ans plus tard, la mise à jour des données démographiques apparaît indispensable pour orienter efficacement les politiques publiques et planifier le développement national.
Selon les autorités, ce recensement permettra notamment d’améliorer la planification nationale, de renforcer la répartition équitable des ressources publiques, d’élaborer des stratégies de développement plus adaptées et d’évaluer les progrès réalisés dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).
Dans ce processus, l’Institut national de la statistique (INS), à travers le Bureau central du recensement, bénéficie de l’appui technique de l’UNFPA. L’agence onusienne accompagne notamment le renforcement des capacités techniques, la coopération internationale ainsi que les différentes étapes préparatoires du recensement.
Le gouvernement congolais a par ailleurs réaffirmé sa volonté de mener ce processus à son terme. Un premier décaissement de 30 millions de dollars américains a déjà été effectué sur un budget global estimé à 200 millions de dollars.
Une table ronde des partenaires techniques et financiers est également prévue en mars 2026 afin de mobiliser les ressources nécessaires à la finalisation du processus.
Plusieurs partenaires ont déjà exprimé leur soutien, parmi lesquels la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, ainsi que des agences des Nations unies et des missions diplomatiques présentes en RDC.
Pour faciliter la gestion des contributions, le gouvernement a validé la mise en place d’un Fonds commun (Basket Fund), géré par l’UNFPA, destiné à centraliser les financements du projet.
Les autorités entendent également poursuivre la sensibilisation à travers d’autres rencontres avec les leaders religieux, les responsables politiques et les gouverneurs de province afin de garantir une large participation des populations.
Pour le gouvernement, la réussite de cette opération constitue une étape décisive pour disposer de données fiables et actualisées, indispensables à une planification efficace et à une meilleure réponse aux besoins réels de la population congolaise.
HM







