Une structure locale dénommée She Lead a organisé, vendredi 23 janvier 2026 à Kinshasa, une session d’échange marquant le lancement du programme intitulé : « Le rôle de la femme communautaire dans le processus électoral en RDC : cas de la commune de Barumbu ».
Selon l’expert invité à cette occasion, les élections ne s’improvisent pas : elles se préparent et, pour mieux les préparer, il est essentiel d’en comprendre les mécanismes. C’est dans cette optique qu’il a présenté les huit phases du processus électoral, à savoir : le cadre légal, la planification, l’enregistrement des électeurs, la formation et l’éducation électorale, le dépôt des candidatures, la campagne électorale, le scrutin proprement dit ainsi que le contentieux électoral, a expliqué Me Pacifique Nkunzi.
Avant cette présentation technique, l’expert a mis en lumière l’importance de la participation politique des jeunes femmes, du leadership féminin ainsi que des droits civiques et politiques des femmes. Il a particulièrement insisté sur le droit à la participation citoyenne, à l’égalité, à l’accès à la justice et à la liberté d’expression.
De son côté, Déborah Nyamugabo, responsable de la structure She Lead, a indiqué que cette initiative vise notamment à lutter contre les violences électorales, les intimidations, les discours de haine et les violences basées sur le genre, conformément aux textes légaux en vigueur, notamment la Constitution de la République démocratique du Congo, en ses articles 12, 13 et 14.
Cette session d’échange s’inscrit dans le cadre du programme « Informer une jeune femme, c’est renforcer la démocratie », qui ambitionne de promouvoir une participation féminine responsable et éclairée au processus électoral.
Poursuivant son intervention, l’expert a rappelé que la participation citoyenne constitue un pilier fondamental de toute démocratie. À ce titre, il a exhorté les jeunes femmes congolaises à prendre pleinement conscience de leur rôle afin de s’impliquer activement dans les instances décisionnelles.
Il a également souligné que la RDC figure parmi les pays africains qui promeuvent la parité, du moins sur le plan juridique. Toutefois, il a cité l’exemple de la Namibie, qui a franchi un cap significatif en la matière avec une Présidente de la République, une Première ministre et une Présidente de l’Assemblée nationale.
Cette activité a bénéficié de l’appui technique de l’IFES (International Foundation for Electoral Systems) ainsi que du soutien financier de la FCDO.
À cette occasion, Déborah Nyamugabo a invité les participantes à privilégier un échange participatif, constructif et intellectuel.
BONKAKE BAMPENGA R.A.







