Chaque année, le 22 mars, le monde célèbre la Journée mondiale de l’eau. Mais derrière les discours et les engagements internationaux, une réalité persistante demeure : la crise mondiale de l’eau n’affecte pas tout le monde de la même manière.
Dans de nombreuses régions du monde, notamment en Afrique subsaharienne et en République démocratique du Congo, l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement de base reste un défi quotidien. Cette situation accentue les inégalités sociales et place les femmes et les filles en première ligne des difficultés.
Une charge invisible mais lourde
Dans plusieurs communautés, ce sont les femmes et les jeunes filles qui assument la responsabilité de la collecte de l’eau. Chaque jour, elles parcourent de longues distances, souvent dans des conditions difficiles, voire dangereuses, pour subvenir aux besoins de leur famille.
Cette responsabilité ne s’arrête pas là. Lorsque l’eau est insalubre, ce sont encore elles qui prennent soin des membres de la famille malades. Un rôle essentiel, mais rarement reconnu et encore moins valorisé.
Des conséquences multiples
Cette charge quotidienne a des impacts considérables :
Elle réduit le temps consacré à l’éducation des jeunes filles ;
Elle limite les opportunités économiques des femmes ;
Elle les expose à des risques de violences basées sur le genre ;
Elle affecte leur santé physique et mentale.
Ainsi, la crise de l’eau devient aussi une crise de genre.
Inclure les femmes dans les décisions
Face à cette réalité, il est urgent de repenser les approches. Les femmes ne doivent pas être seulement bénéficiaires des politiques liées à l’eau, mais actrices clés dans la prise de décision.
À l’occasion de cette journée, soutenue notamment par l’UNESCO, l’appel est clair : intégrer pleinement la voix des femmes dans la gestion de l’eau, du niveau local jusqu’aux politiques nationales.
Un enjeu de justice sociale
Garantir un accès équitable à l’eau potable, c’est aussi promouvoir l’égalité de genre, protéger les droits humains et favoriser le développement durable.
À Kinshasa comme dans les zones rurales, il est temps d’agir concrètement. Donner la parole aux femmes, c’est reconnaître leur rôle, leur expertise et leur capacité à transformer durablement leurs communautés.
Rédaction




