Au cœur de la capitale congolaise, loin de l’agitation urbaine et du béton, s’étendent des espaces où la nature respire encore. Les communes rurales de Kinshasa, telles que Maluku, Mont Ngafula, Kimbanseke, N’Sele et Ngaliema, offrent une mosaïque de paysages verdoyants : collines ondulantes, rivières sinueuses, le majestueux fleuve Congo qui traverse la capitale, et champs fertiles. Ici, la ville semble s’effacer devant la puissance tranquille de la terre.
Ces territoires ruraux sont les gardiens de traditions et de pratiques ancestrales. Les villages y cohabitent en harmonie avec la nature. Les habitants continuent de cultiver la terre selon des savoirs transmis de génération en génération, récoltant manioc, maïs, légumes et fruits locaux.
La pêche y est omniprésente, avec des poissons fraîchement pêchés dans le fleuve, les rivières et les affluents qui irriguent les champs et les villages.
*Une gastronomie enracinée et singulière*
La cuisine rurale reflète la richesse des produits agricoles et halieutiques disponibles. Le manioc se transforme en fufu ou en kwanga, accompagné de poissons cuits en liboké ou nappés de sauce à la muamba, ainsi que de feuilles de manioc telles que le saka-saka, ou pondu, souvent relevées de légumes locaux et de condiments traditionnels.
Chaque plat raconte une histoire, celle d’une identité culturelle profondément enracinée dans le terroir, et reflète la diversité ethnique des communautés.
À Maluku, le manioc et le maïs cultivés sur des terres généreuses accompagnent la pêche locale. À N’Sele et à Mont Ngafula, les villages utilisent feuilles et herbes locales pour enrichir leurs sauces, tandis que le fleuve Congo nourrit depuis toujours les communautés riveraines. Ces mets ne sont pas simplement des aliments, mais des vecteurs de mémoire, de partage et de culture.
*Les pratiques ancestrales et la vie rurale*
Au-delà de la gastronomie, les communes rurales préservent des savoirs ancestraux liés à l’agriculture, à la pêche et aux rituels villageois. Ici, la transmission intergénérationnelle est tangible : les mères enseignent à leurs filles la préparation des mets traditionnels, et les anciens — chefs coutumiers ou sages du village — perpétuent les techniques et pratiques qui font vivre ces communautés.
Les fêtes, les danses et les cérémonies ponctuent l’année, offrant le témoignage vivant d’une Kinshasa méconnue, loin du tumulte urbain.
Les rivières et les collines ne sont pas seulement des paysages, mais de véritables lieux de vie et de culture. Le vent, les bruissements de la nature et l’air pur invitent à une contemplation lente et immersive.
Équateur Magazine vous invite à plonger dans quelques clichés verdoyants de ces communes rurales, à ressentir le souffle des collines, à suivre les rivières et à découvrir la richesse de la gastronomie traditionnelle.
Maluku, Mont Ngafula, Kimbanseke, N’Sele, Ngaliema… autant de paysages et de villages où la nature et la culture se rencontrent encore, offrant une Kinshasa méconnue, vivante et fascinante.
Victoria Ndaka








