La République démocratique du Congo franchit une étape importante dans la gouvernance de son secteur énergétique. Par ordonnance présidentielle, Soraya Aziz Moto a été nommée Directrice générale de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE).
Native d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, Soraya Aziz Moto incarne un parcours riche et diversifié, forgé au carrefour de plusieurs cultures. Polyglotte et formée en développement et gouvernance, elle a acquis une solide expérience aussi bien dans le secteur minier que dans les milieux associatifs et institutionnels.
Tout au long de son parcours, elle s’est imposée comme une femme déterminée, compétente et profondément attachée à l’essor de son pays.
Son engagement citoyen a été reconnu très tôt.
En 2011, elle est sacrée Miss Leadership Congo pour avoir formé plus de 4 000 femmes à la lecture, à l’écriture et à la gestion budgétaire. En 2015, son intégrité et son travail en faveur de la transparence dans les industries extractives lui valent le titre de Femme minière de l’année.
Plus récemment, l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux ruraux et périurbains (ANSER) a salué ses cinq années de service exemplaire consacrées à l’électrification des zones rurales et périurbaines.
Aujourd’hui, à la tête de l’ARE, Soraya Aziz Moto porte une vision claire : réguler le secteur de l’électricité avec rigueur, équité et transparence. Son objectif est de contribuer à un accès universel à une énergie fiable et abordable pour chaque Congolais. Dans un pays où l’accès à l’électricité demeure un défi majeur, cette mission constitue un levier essentiel du développement national.
Convaincue de la force du partenariat public-privé, elle entend promouvoir l’implication des jeunes et favoriser l’émergence des femmes dans les filières techniques, tout en appelant à un sens accru de la responsabilité citoyenne.
Militante dans l’âme, elle rappelle que le progrès durable se construit sur le travail, la discipline et l’amour de la patrie.
Sa nomination envoie un signal fort : elle démontre que la compétence existe en RDC et qu’elle peut être portée avec brio par des femmes formées, engagées et courageuses.
Christianne Illua




